Le coin des petits

Trouble du sommeil enfant | Quand les nuits se compliquent

Martine

29 septembre 2026

« Les dents, pipi et au lit » ! À 20h30, on peut entendre cette rengaine chez de nombreuses familles françaises : le programme classique. 

Mais avec un enfant, la nuit réserve parfois quelques changements de scénario… il y a celui qui se lève tout le temps pour réclamer un troisième verre d’eau, celle qui débarque en pleurs dans la chambre de ses parents après un cauchemar, ou encore un autre petit dormeur qui a décidé de discuter dans son sommeil avec son ami imaginaire… 

Rassurez-vous tout de suite, une nuit agitée ne signifie pas forcément que quelque chose ne va pas. Le sommeil évolue beaucoup avec l’âge, et pendant l’enfance, certaines manifestations nocturnes sont beaucoup plus fréquentes. 

En revanche, si le même épisode se répète nuit après nuit, il vaut mieux regarder ce qui se passe de plus près. Allumons la petite veilleuse Merinos pour mieux comprendre le trouble du sommeil enfant.


Quels sont les grands perturbateurs des nuits de l’enfant ?

Derrière l’expression troubles du sommeil, on retrouve une sacrée équipe… On distingue notamment : 

  • Les insomnies : difficultés d’endormissement, réveils nocturnes ; 
  • Les hypersomnies : beaucoup plus rares chez l’enfant ; 
  • Les parasomnies : cauchemars, terreurs nocturnes, somnambulisme… des manifestations parfois spectaculaires pendant le sommeil ; 
  • Les troubles respiratoires du sommeil : parmi lesquels se trouve notamment le syndrome d’apnées obstructives du sommeil. 

 

Évidemment, tout ce petit monde ne vient pas jouer les trouble-fêtes de la même manière. Passons maintenant aux présentations.

Les parasomnies : la nuit fait son petit cinéma

Parler en dormant, cauchemars, terreurs nocturnes, somnambulisme… Bienvenue dans la famille des parasomnies. 

Ces événements involontaires arrivent pendant l’endormissement, le sommeil ou un réveil dit « partiel » : quand le cerveau est en partie sorti du sommeil sans que l’enfant soit complètement réveillé ou conscient. 

Ils sont particulièrement fréquents pendant l’enfance, bien que sans gravité dans la plupart des cas : 

  • Le cauchemar survient plutôt pendant le sommeil paradoxal, celui où notre cerveau est très actif. L’enfant se réveille, a peur et peut se souvenir de ce qu’il vient de rêver ;
  • La terreur nocturne est différente. Elle apparaît en début de nuit la plupart du temps, en plein sommeil profond. L’enfant peut hurler, trembler et paraître terrorisé alors qu’il n’est même pas conscient. L’épisode s’arrête tout aussi brutalement et il n’en garde en principe aucun souvenir à son réveil ;
  • Même logique étrange avec le somnambulisme. L’enfant peut se promener tout en étant endormi et inconscient de ses actes. Ici, l’enjeu est surtout de sécuriser son environnement pour éviter la blessure. 

 

Insomnie et difficultés d'endormissement : je n'ai pas sommeil !

De nombreux petits dormeurs sont les rois de la stratégie organisée : une deuxième histoire, une gorgée d’eau, un dernier câlin ou bisou… on connaît tous la chanson. 

Chez l’enfant, l’insomnie se manifeste par des difficultés d’endormissement ou des réveils nocturnes, voire les deux. En France, l’Assurance Maladie considère qu’il existe une difficulté d’endormissement quand l’enfant ne parvient pas à trouver le sommeil en 30 minutes.

La dépendance aux petites habitudes joue aussi son rôle, et particulièrement chez les bébés. Par exemple, un tout-petit habitué à être bercé tous les soirs va avoir du mal à s’endormir autrement. Et en grandissant, d’autres invités s’invitent dans la chambre : la peur du noir, l’anxiété, les activités tardives ou les écrans, qui peuvent repousser l’heure du sommeil. 

L'apnée du sommeil chez l'enfant : la respiration s’en mêle

Tous les enfants ronflent de temps en temps, surtout lorsqu’ils sont enrhumés. Mais si ces ronflements reviennent toutes les nuits et s’accompagnent d’une respiration qui demande des efforts, voilà quelque chose qui mérite d’être entendu par le médecin. 

Car derrière ces nuits particulièrement bruyantes peut se cacher un invité dont on se passerait bien : le syndrome d’apnées obstructives du sommeil. 

L’obstruction des voies aériennes supérieures est souvent associée chez l’enfant à des amygdales ou des végétations volumineuses. D’après l’Assurance Maladie, elle touche près de 2 % des enfants âgés de 2 à 6 ans. 

Les causes évoluent-elles avec l’âge de l’enfant ?

Un enfant ne dort évidemment pas de la même manière à deux mois, quatre ans ou douze ans… et c’est pareil pour les petits tracas nocturnes qui grandissent avec nos dormeurs.

Chez le nourrisson et le jeune enfant de 0 à 3 ans

Pendant les premiers mois de vie, le rythme jour/nuit se met en place de façon très progressive. Les réveils nocturnes font d’ailleurs toujours partie du décor. Sur son site, ameli.fr indique même que les enfants de 1 à 3 ans se réveillent en moyenne trois fois lors des changements de cycle. 

Autrement dit, inutile de déclencher une opération commando au premier bruit dans le babyphone… car l’enfant se rendort seul la plupart du temps. 

Ensuite, bébé grandit et se découvre vers 18 mois un talent formidable : l’art de la négociation ! Et l’endormissement peut devenir le nouveau feuilleton du soir… 

Chez l’enfant de 3 à 12 ans et l’adolescent

L’imagination entre dans la partie quand l’enfant grandit. Une ombre, un petit bruit, et le manteau posé sur la chaise se transforme en monstre officiel de la chambre ! 

C’est pour ça que les cauchemars et les parasomnies sont plus présents. En général, la période des cauchemars est plus forte de 3 à 6 ans. 

Un nouveau changement de programme arrive encore à l’adolescence : l’horloge biologique a alors tendance à se décaler naturellement, et provoque souvent chez les jeunes ce qu’on appelle le syndrome de retard de phase. L’endormissement et le réveil peuvent devenir plus tardifs. Et quand les écrans entrent aussi en jeu, le sommeil doit jouer des coudes pour se faire de la place ! 

Repérer des nuits qui posent problème 

C’est ici qu’on entre dans la partie technique pour les parents. En effet, une nuit difficile peut arriver à tout le monde, même aux petits champions du dodo. 

Mais deux choses doivent absolument vous mettre la puce à l’oreille : 

  • La répétition de ces nuits ; 
  • Leur répercussion dans la journée. 

 

Un coucher qui s’éternise chaque soir, des réveils qui se multiplient ou encore des journées où la fatigue se fait particulièrement sentir : voilà déjà quelques pistes qui méritent toute votre attention. 

Et en cas de ronflements importants ou de pauses respiratoires, c’est direction l’avis médical.

Le tips Merinos : attention au piège. Un enfant fatigué ne s’écroule pas toujours sur le canapé. Au contraire, il peut devenir très agité et de mauvaise humeur. Chez les petits, la fatigue adore brouiller les pistes… 

Manquer de sommeil, ça change quoi pour l’enfant ?

Comme vous le savez, le sommeil participe à la mémorisation et aux apprentissages. C’est aussi lui qui permet de réguler les émotions de votre enfant. 

Il est évident que des mauvaises nuits, trop courtes ou perturbées, se retrouvent au programme du lendemain : fatigue, difficultés d’attention, somnolence, etc. 

En clair, après une nuit en pointillés, la journée peut sembler bien plus longue pour l’enfant (comme pour ses parents). 

Aider votre enfant à retrouver de bonnes nuits

On a bien cherché le bouton OFF chez Merinos, avant de nous rendre à l’évidence… Il n’y a pas vraiment de recette magique. Bonne nouvelle cependant, il est tout à fait possible de créer un contexte bien plus favorable à l’endormissement et au sommeil. 

Une routine simple mais qui revient tous les soirs

La régularité est la meilleure copine du sommeil. Grâce à des horaires relativement stables et à un rituel calme, l’enfant peut préparer progressivement son coucher. 

Pas besoin de faire non plus une cérémonie de deux heures : pyjama, les dents, l’histoire, le câlin puis au lit. Sinon, à ce rythme-là, on commence à 18h30… 

Les écrans aussi vont se coucher

Au moment où l’on aimerait justement la voir redescendre, nos écrans savent remarquablement bien capter l’attention : téléphone, tablette, console et télévision… le marchand de sable a du mal à rivaliser avec cette team ! 

Faites plutôt place à une chambre calme, sombre et à température agréable. Bien sûr, on n’oublie pas le lit ! 

Chez Merinos, nos matelas enfant et ado sont pensés pour suivre les petits dormeurs qui deviennent grands, avec des dimensions et des technologies adaptées : 80x190, 90x190 ou encore 90x200 cm, un confort ferme et un poids plume pour s’installer dans un lit classique comme dans un lit mezzanine ou superposé. Profitez de la qualité Merinos à un prix french’ment cool ! 

Comment prévenir ces nuits compliquées chez l’enfant ?

Vous l’avez compris, beaucoup de choses se jouent avant même d’enfiler le pyjama : 

  • Des horaires réguliers ; 
  • L’activité physique dans la journée ; 
  • Des repas équilibrés et bien rythmés ;
  • Un retour au calme avant le coucher. 

 

Chez Merinos, on ne va pas prétendre qu’un french matelas traite une insomnie ou une apnée… notre job est plus simple : concevoir le petit cocon dans lequel votre enfant va passer tant de temps à dormir, rêver et grandir. 

Alors on s’occupe du matelas, du sommier et des autres moelleuseries. En revanche, on vous laisse gérer le monstre derrière le rideau ! 

En résumé,
Que faut-il retenir ?

Mon enfant se réveille pendant la nuit, est-ce normal ? chevron-down

Oui. Les réveils entre deux cycles sont très fréquents chez les jeunes enfants. D’ailleurs, la plupart se rendorment tout de suite sans même que les parents n’interviennent. 

Combien de temps avant le coucher faut-il arrêter les écrans ? chevron-down

Nous vous recommandons de stopper leur utilisation au moins une heure avant le coucher et de ne pas laisser les écrans dans la chambre.

Faut-il réveiller un enfant pendant une terreur nocturne ? chevron-down

Non, nous vous conseillons de ne pas le réveiller. En attendant que la crise se termine d’elle-même, éloignez plutôt les objets avec lesquels il pourrait se blesser. 

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