Dormir avec des bas de contention | Ce qu’il faut savoir
Peut-on dormir avec des bas de contention ? Découvrez pourquoi il est généralement conseillé de les retirer la nuit et dans quels cas leur port nocturne peut être recommandé.
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Conseils dodo
Ali
5 janvier 2024
Le cycle de sommeil de l’adulte d’une durée de 90 minutes se compose de plusieurs phases qui se répètent toute la nuit. Se ménager de bonnes conditions de sommeil est important pour veiller à leur bon déroulé afin de vous sentir en forme la journée.
Chez l’adulte, chaque nuit est constituée d’une succession de cycles de sommeil finement orchestrés. Endormissement, sommeil lent léger puis profond, sommeil paradoxal… Lors de chaque cycle, vous passez par différentes phases qui se répètent au cours de la nuit. De leur bon déroulé vont dépendre la qualité de votre sommeil et de votre forme au petit matin, ainsi que dans votre quotidien. Ces cycles varient d’un individu à l’autre, mais aussi selon l’âge et les besoins du dormeur (manque de sommeil par exemple). Il n’est cependant pas rare que des troubles du sommeil viennent perturber l’organisation de ces cycles. Merinos vous livre tout ce que vous devez savoir sur le cycle de sommeil pour de bonnes nuits réparatrices.
Le sommeil est une période importante de notre vie : il permet à notre corps de récupérer. Il s’organise en cycles de sommeil chez l’adulte et à tout âge. Si un bon sommeil permet d’être en forme la journée, mal dormir peut avoir des répercussions néfastes pour l’organisme.
Le sommeil se caractérise par une baisse de l’état de conscience qui sépare deux périodes d’éveil. Son rythme est régi par l’horloge biologique qui est réglée sur l’alternance jour-nuit. Située à la base du cerveau, elle est constituée d’un petit groupe de neurones qui commande le rythme éveil-sommeil. Ces neurones sont impactés par la mélatonine, l’hormone du sommeil, dont la sécrétion est bloquée par la lumière. Cette dernière permet de réguler le rythme circadien du corps humain. Il dure environ 24 heures en moyenne, avec une variation de quelques dizaines de minutes selon les personnes.
Avoir un bon sommeil est indispensable pour l’équilibre de l’organisme. Il permet de réguler différentes fonctions du corps (respiration, circulation sanguine, digestion, pression artérielle, sécrétions…). Il a, en outre, des effets sur le psychisme (fixation des souvenirs et des apprentissages notamment).
Le manque de sommeil en quantité et en qualité peut avoir des répercussions sur l’état de l’individu en journée. Il peut altérer la vigilance et la concentration et causer des troubles de l’humeur comme de l’irritabilité. À long terme, il peut favoriser l’apparition de pathologies comme le diabète ou l’obésité.
Une nuit de sommeil est composée de plusieurs cycles qui se répètent. Ils ont la même structure, mais la durée de leurs phases varie selon le moment de la nuit. Les différents stades de sommeil s’observent par électroencéphalogramme lors de l’examen du sommeil appelé polysomnographie.
La première phase du cycle de sommeil est l’endormissement. Elle dure de 5 à 20 minutes selon l’environnement et selon les personnes. Ce stade constitue les prémices du sommeil : le dormeur n’a pas l’impression de dormir ou seulement de somnoler. Le moindre bruit peut le réveiller, mais sa respiration se fait plus lente et ses muscles se relâchent. Lors de cette phase, il n’est pas rare de se sentir tomber ou de connaître des soubresauts.
Ce stade de transition et de demi-sommeil représente entre 5 et 10 % du cycle de sommeil. À mi-chemin entre l’état de relaxation et de sommeil léger, le dormeur peut connaître plusieurs aller-retours entre l’état de veille et de sommeil.
Après l’endormissement, le dormeur entre dans un sommeil lent léger. C’est une phase de sommeil fragile pendant laquelle la personne peut se réveiller facilement. L’activité de son cerveau ralentit peu à peu et ses muscles se détendent encore plus. Sa température corporelle, sa pression artérielle et son rythme cardiaque diminuent progressivement. Ce stade représente environ 50 % du cycle de sommeil de l’adulte en début de nuit et s’allonge au fil des cycles.
Le dormeur entre ensuite dans un sommeil lent profond qui dure plusieurs dizaines de minutes. Lors de cette phase, l’activité cérébrale est très lente : on observe des ondes de grande amplitude et de faible fréquence sur l’électroencéphalogramme. Le cerveau est de plus en plus insensible aux stimulations extérieurs et le dormeur est difficile à réveiller. En sommeil profond, la consommation en oxygène se réduit et le tonus musculaire est très diminué, même s’il est encore partiellement présent. C’est une phase très importante pour le corps. Il récupère non seulement de la journée, mais c’est aussi le moment où l’hormone de croissance est sécrétée, fondamentale pour les jeunes. De plus, la mémoire se consolide et le foie, le cerveau et les muscles font des réserves d’énergie. Ce stade représente environ 20 à 25 % du cycle de sommeil total en début de nuit.
Après le sommeil profond, le dormeur entre en sommeil paradoxal. Il continue à dormir, ses muscles sont inertes, mais son activité cérébrale est proche de celle de l’état d’éveil. Les mouvements de ses yeux sous paupières fermées sont très rapides. On qualifie ce stade de sommeil REM, pour « Rapid Eye Movement » en anglais. La pression artérielle et le rythme respiratoire fluctuent et les rêves sont très riches. Ce stade représente environ 20 % du cycle de sommeil.
À l’issue de la phase 4, le dormeur se réveille brièvement pour se rendormir aussitôt et n’en garde généralement pas souvenir. Ensuite, le cycle recommence.
La durée d’un cycle de sommeil est variable d’un individu à l’autre, tant en structure qu’en durée. Il peut aussi fluctuer selon le besoin de sommeil du dormeur.
Chez l’adulte, le cycle de sommeil dure en moyenne 90 minutes. Il peut s’étendre de 60 à 120 minutes selon les individus et selon leur âge. Le cycle se répète plusieurs fois par nuit, entre 3 et 6 fois selon les personnes et selon la longueur de la nuit de sommeil. Les cycles de sommeil ont la même durée et comportent les mêmes phases au cours de la nuit. C’est la durée des phases elle-même qui varient au fil du sommeil.
En première partie de nuit, le sommeil profond est plus long chez l’adulte. Il se réduit au cours de la nuit pour laisser plus de place au sommeil léger et au sommeil paradoxal.
Par ailleurs, si la personne est en manque de sommeil, le sommeil lent sera plus profond les nuits suivantes pour rattraper le retard de sommeil. Sur l’électroencéphalogramme, on observe des ondes du sommeil lent profond plus intense. Dans ce cas, le taux d’adénosine est élevé : il s’agit d’une substance dont l’accumulation favorise l’envie de dormir. Elle inhibe progressivement le fonctionnement cérébral pour déclencher le sommeil.
Un adulte a besoin d’environ 8 heures de sommeil en moyenne par nuit. Cette durée varie selon les individus : certaines personnes auront besoin de plus ou moins de sommeil pour se sentir reposées. Le temps de sommeil idéal pour chaque individu est donc celui qui permet de se lever en forme le matin. Si la durée de la nuit varie, celle des phases de sommeil léger et de sommeil paradoxal fluctuent également. Par contre, le temps de sommeil profond est constant d’une personne à l’autre.
De même, certaines personnes ressentent le besoin de se coucher tôt quand d’autres n’ont pas sommeil avant une heure avancée. Ces deux catégories de personnes se retrouvent avec des rythmes décalés. Les premières se lèvent tôt le matin et les deuxièmes dorment plus longtemps sur la matinée.
C’est lors de la phase de sommeil lent profond que le sommeil est le plus réparateur. C’est le moment où le corps et le cerveau sont le plus en veille : ils récupèrent de la fatigue physique et mentale de la journée. Il s’agit d’un des stades les plus essentiels du cycle de sommeil chez l’adulte.
Contrairement aux idées reçues, nous rêvons tout au long de la nuit. Par contre, les rêves sont plus ou moins intenses selon le stade du cycle de sommeil. C’est lors de la phase de sommeil paradoxal que les rêves sont les plus abondants, les plus riches et les plus imagés. Ce sont d’ailleurs ceux dont on se souvient le mieux au réveil. A contrario, lors du sommeil lent, les rêves sont plus rares et moins intenses.
Le cycle de sommeil varie au cours de la vie d’un individu, tant en quantité que dans sa composition :
Évolution du cycle de sommeil avec l’âge
|
Âge |
Moins de 6 mois |
3 à 6 mois |
6 mois à 3 ans |
3 à 6 ans |
6 ans à 12 ans |
12 à 20 ans |
20 à 60 ans |
À partir de 60 ans |
|
Heures de sommeil moyennes par 24 h |
Jusqu’à 17 heures |
16 à 17 heures |
12 à 13 heures |
13 heures |
12 heures |
9 heures |
8 heures |
8 heures |
|
Durée du cycle de sommeil |
50 minutes |
50 minutes |
50 à 60 minutes |
60 à 90 minutes |
90 à 120 minutes |
90 à 120 minutes |
90 à 120 minutes |
90 à 120 minutes |
De nombreux troubles peuvent venir perturber le cycle du sommeil et impacter la qualité du repos et la forme en journée. Selon l’INSV/MGEN, 41 % des Français ont déjà présenté au moins un trouble du sommeil. Ils sont encore plus nombreux lors de périodes particulièrement anxieuses comme les confinements liés au Covid-19.
L’insomnie est l’un des troubles de sommeil les plus connus et les plus répandus. Difficultés d’endormissement, réveils nocturnes ou précoces le matin, sensation de sommeil non réparateur… L’insomnie revêt plusieurs formes et peut être ponctuelle ou chronique. Environ 16 % des Français connaissent une insomnie chronique en 2017. Elle perturbe le cycle de sommeil de l’adulte et cause de la fatigue en journée, de l’irritabilité, des difficultés de concentration, des troubles de l’humeur, etc.
Ses origines peuvent être variées et parfois difficiles à identifier : anxiété, stress, dépression, asthme, reflux gastriques, environnement peu favorable au sommeil (lumière, bruit, température de la chambre trop élevée, etc.)…
L’apnée du sommeil concerne environ 5 % des Français. Chez une personne qui en souffre, la respiration s’arrête brusquement pendant le sommeil et de manière répétée. En cause l’obstruction du larynx qui empêche le passage d’air. Le seul moyen pour le dormeur de reprendre sa respiration est de se réveiller. L’apnée du sommeil entraîne donc des interruptions du cycle du sommeil par micro-réveils. La personne souffrant d’apnée du sommeil peut connaître des ronflements très bruyants qui se stoppent subitement.
Ce trouble entraîne une somnolence en journée avec parfois endormissements involontaires pendant les périodes calmes. Il peut aussi provoquer une envie fréquente d’uriner la nuit et des troubles de l’humeur, mais également de la mémoire et de l’attention. Sur une longue période, l’apnée du sommeil peut engendrer des complications cardiovasculaires et augmenter le risque d’accident vasculaire cérébral.
Le syndrome des jambes sans repos peut également entraîner des micro-réveils et venir perturber le cycle du sommeil. La personne concernée bouge involontairement et inconsciemment les extrémités des jambes (orteils, pieds, voire genou, hanche et même les membres supérieurs dans certains cas). Elle peut également ressentir des picotements, brûlures ou ruissellements qui se soulagent par le mouvement.
Les causes de ce trouble sont encore mal connues. Cependant, une carence en fer, du diabète, une insuffisance rénale ou des problèmes neurologiques pourraient favoriser son apparition.
La narcolepsie peut aussi troubler le repos. Elle provoque des paralysies du sommeil et des hallucinations au réveil ou à l’endormissement. En journée, la personne s’endort de manière incontrôlée, ses muscles peuvent se relâcher soudainement et entraîner des chutes.
Les personnes narcoleptiques souffrent d’un dérèglement de la sécrétion de l’hypocrétine, un neurotransmetteur, ce qui perturbe le rythme veille-sommeil.
Certaines personnes souffrent de troubles du rythme circadien suite au dysfonctionnement de leur horloge biologique. Ceci impacte le cycle du sommeil en provoquant un retard (endormissement très tardif) ou une avance de phase (difficultés à rester éveillé en soirée).
Le syndrome hyper-nycthéméral fait partie de ces troubles : le rythme circadien est alors différent des autres personnes (environ 25 heures). Il touche notamment les personnes aveugles qui ne perçoivent pas l’alternance veille-sommeil.
Les parasomnies constituent différents troubles de sommeil qui viennent gêner certaines phases du cycle :
Ces troubles peuvent être génétiques ou favorisés par un élément extérieur (maladie, stress, fièvre, prise de médicaments…).
Pour bénéficier d’un sommeil réparateur, les conditions de sommeil sont importantes, mais aussi l’hygiène et le rythme de vie. Ces derniers influent directement ou indirectement sur la qualité des cycles de sommeil à l’âge adulte. Pour des cycles de sommeil de qualité et pour vous sentir en forme la journée, veillez à entretenir une routine saine qui favorise le repos :
Équipez-vous d’un lit de qualité : votre matelas et votre sommier doivent être en bon état et adaptés à votre profil de dormeur et à vos besoins.
Découvrez l'essentiel de l'article en quelques questions clefs
Le cycle de sommeil de l’adulte se décompose en 4 phases : l’endormissement, le sommeil lent léger, le sommeil lent profond et le sommeil paradoxal. Ces différents stades se répètent plusieurs fois par nuit dans le même ordre, mais ils sont de durées variables au fil du sommeil.
La durée du cycle de sommeil de l’adulte est de 90 minutes environ et peut atteindre 120 minutes pour certaines personnes. Chaque nuit, l’adulte connaît entre 3 et 6 cycles selon la durée totale de son sommeil qui est de 8 heures en moyenne.
Le cycle de sommeil varie selon l’âge dans sa structure et sa durée. Chez le nouveau-né, il est court (50 minutes) et présente en majorité du sommeil agité. À mesure que l’enfant grandit, la durée du cycle s’allonge pour atteindre celle d’un adulte à partir de 6 ans (90 minutes). Sa structure devient de plus en plus semblable à celui de l’adulte. La personne âgée a des cycles de même durée mais de composition différente : elle connaît beaucoup plus de sommeil léger.
Les différents troubles qui peuvent perturber le cycle de sommeil sont l’insomnie, l’apnée du sommeil, le syndrome des jambes sans repos, la narcolepsie, les troubles du rythme circadien et les parasomnies. Ils ont tendance à interrompre le cycle et à diminuer la qualité du sommeil.
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